Nous voilà déjà en novembre… La fin de l’année approche… Le virus lui est toujours là.

Nous quittera t-il un jour ? Ou devons-nous nous habituer à sa présence tant invisible qu’hostile.

Je ne peux expliquer comment cette situation me paralyse et écorche mon bonheur de sculpter : sans doute, toutes les contraintes engendrées par la pandémie qui enferment –insensiblement- notre imagination et nos latitudes à créer.

Néanmoins, je peux vous présenter trois réalisations :

  • “Cave Canem” une taille de stéatite entièrement terminée et soclée
  • “La dame aux long cheveux“ en bois de hêtre
  • “BLIND” : marbre de Carrare

Un bloc de marbre de Carrare: j’en rêvais: mon professeur José m’en a déniché un , S U P E R B E !

Sa forme m’a inspiré différents modèles: parmi eux, j’ai choisi cette tête de cheval, plutôt simple…(Oui, j’avais peur de compliquer mon travail dans une aussi belle matière)

Un bloc de hêtre que mon voisin Noël m’a fait rencontrer dans le bois derrière la maison…. Son aspect extérieur était parfait…. Sous la “carrosserie” il s’est révélé mangé ou plutôt décoré par un champignon : ce sont de véritables filets de pigments qui garnissent les fibres… Mon travail s’en est trouvé enrichi…

Label sans doute trop prestigieux pour cette oeuvre simple en stéatite. Au départ, j’ai tenté de créer un projet abstrait mais je me suis vite laissé rattraper par mon cerveau et mes mains qui voulaient le transformer et la tête du plus fidèle ami de l’homme est soudain apparue…..2 faces, pas de symétrie….

A partir d’un bloc de frêne, je me suis lancé dans la réalisation d’un modèle féminin stylisé. Voici quelques images du travail qui a enchanté mon printemps...

Dans la foulée, j’ai créé PROXIMITE , un essai en terre noire très chamottée , qui me sert de modèle aujourd’hui pour une oeuvre en sélénite (pierre de lune) que j’espère terminer en août prochain.

(Buste en aragonite)

L’aragonite est une pierre très calcaire richement colorée: elle regorge de vertus esthétiques, médicales et spirituelles: elle peut aider –paraît il- à réguler les personnes hypersensibles.

J’ai osé aussi – pour la première fois - la porcelaine : une maternité que j’avais réalisée auparavant en terre.

(Un assemblage terre émaillée et bois)

Les photos de Tyler Mitchell pour la maison de mode JW Anderson ne sont pas banales !

La position, l’élégance, le déhanchement ont sollicité mes yeux et mes mains…. J’aime particulièrement marier bois et terre.

Je me suis rappelé une scène qui m’avait impressionné il y a une dizaine d’années dans le parc d’Etosha en Namibie.

Je me suis surpris à la recréer en terre…Un souvenir très modeste d’un moment sublime !

Je suis parti d’un modèle que j’ai réalisé en terre émaillée. Les contraintes du bloc de stéatite ont rendu l’appui des bras plus fragile ; j’ai pu creuser les traits du visage : n’y lisez ni tristesse, ni bonheur…

Pas de genou à terre…simplement la force de l’optimisme et de la confiance !